Les dessins Bamoum entre tradition et modernité africaines

Julien Marlier présentant sa collection

Dans le cadre des « rencontres autour d’un objet de l’ACAP » le 17 mars 2019 à 18h30, Julien Marlier nous a invités à une véritable découverte en nous présentant quelques dessins issus de sa collection personnelle. Il s’intéresse depuis quelques années à une zone artistique très peu explorée, qui n’est ni art tribal ni art contemporain : les dessins produits dans l’ethnie Bamoum (Nord Cameroun) à la fin du 19e, début 20e siècle.

Suite à la création d’une écriture autochtone par le roi Njoya (1876-1933) des dessinateurs, dont le principal fut Ibrahim Njoya (homonyme du roi, mort en 1961) produisent des dessins d’une grande finesse représentant quatre thèmes : la royauté, la guerre, les contes et les coutumes. Sans fonction traditionnelle, ils cherchent, selon J. Marlier, à exprimer une identité, à établir une narration (la première BD africaine ?). Plus tard, ces dessins sont devenus plus « commerciaux ».

Peu d’ouvrages ont traité de ce courant artistique. Des collectionneurs s’y sont intéressés et des œuvres se trouvent au Quai Branly et au MEG.

Dans la discussion avec les présents, qui ont posé de nombreuses questions, il est bien apparu que d’une manière générale, peintures et dessins restent un domaine largement occulté du patrimoine africain.Une raison de plus pour remercier J. Marlier de l’ouverture qu’il nous a procurée.

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