Un monde de coiffes

Visite guidée de l’exposition « Un monde en tête » au Musée des Confluences pour les adhérents de l’ACAP le 20 février 2020 par Mme Marie Perrier (Chargée des collections africaines et océaniennes. Chargée de projet d’exposition au Musée des Confluences).

Coiffe d’homme, emedot ou etimat, Afrique, nord-est de l’Ouganda

Antoine de Galbert, collectionneur d’art et fondateur de la galerie parisienne La Maison Rouge, un haut lieu de l’art contemporain de 2004 à 2018, fit don en 2017 de l’ensemble de sa collection de coiffes et costumes extra-européens (545 pièces) au musée des Confluences.

Après presque deux années de travail des restaurateurs, chercheurs, experts, conservateurs et autres, l’exposition « Le monde en tête, la donation Antoine de Galbert », nous montre la diversité, l’ingéniosité et le savoir-faire des hommes pour se couvrir la tête, se protéger, s’identifier, marquer son rang social, valoriser sa bravoure, interpeller un esprit ou tout simplement se parer.

Masque doroe, Papouasie; Costume Ibo, Afrique

« En contemplant ma collection de coiffes, j’ai le sentiment jubilatoire de faire le tour du monde, … »

cite le collectionneur dès l’entrée de l’exposition.

En effet, la scénographie très ouverte propose, par le biais d’îlots thématiques, une déambulation selon notre gré de l’Afrique à l’Asie passant par l’Océanie ou l’Amérique du Sud.

Nos haltes sont accompagnées par des textes clairs, des documents photographiques ou bien des extraits sonores et des films ethnologiques.

Couronnes de dignitaire Akan, Afrique, Ghana, Côte d’Ivoire
Dignitaire Akan, Côte d’Ivoire; photographie de Eliot Elisofon
Masque ou leurre de chasse, Afrique, Niger, Nigéria, Cameroun, Tchad

Tel un butinage dans un jardin exotique nous pouvons également nous laisser attirer par un objet, un matériau, une couleur, une symbolique ou bien même par un animal mystérieux.

L’accumulation parfois présente sur certaines tables n’est pas sans nous rappeler le collectionneur dans sa manie « de posséder » les objets de sa passion, ses coiffes qu’il choisissait pour leur côté esthétique et sensuel.

Lors de cette visite guidée par Marie Perrier, les adhérents de l’ACAP, collectionneurs et/ou curieux, ont pu s’émerveiller et décrypter les multiples significations de ce monde de coiffes.

Une réflexion sur « Un monde de coiffes »

  1. Une présentation remarquable de cette collection subtile et délicate de coiffes tribales. Magnifique. Un très beau travail de restauration du Musée des Confluences. A voir absolument.

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