Des masques, des bijoux, des pierres et des transes…

Voyage de l’ACAP à Genève le 20 octobre 2018

Nous revenons toujours de Genève quelque peu fatigués (mais heureux) d’une journée pleine de découvertes et d’attention soutenue, tant les objets et les images regardés nous saisissent et nous interrogent.

D’abord l’exposition au musée Barbier Mueller « Arts lointains si proches, dans le regard de Silvia Bachli », où l’on admire un choix d’objets de toutes civilisations (masques No, objets rituels de RDC, bijoux indiens, figurines des Cyclades..) sélectionnés par cette artiste suisse familière des cultures lointaines.

Les aquarelles abstraites de S. Bachli ponctuaient avec force le parcours des œuvres exposées.

Certains masques africains des cérémonies de circoncision, certaines sculptures en bois de Nouvelle Guinée, certaines pierres sculptées il y a 3000 ans plongent le visiteur dans le mystère de la création par ces artisans/artistes anonymes.

On y découvrira s’il en était encore besoin la richesse et la variété des réserves de la collection Barbier Mueller. Discret musée, presque caché dans une ruelle du vieux Genève…mais ouvert 365 jours par an et remarquable par l’immense qualité des pièces que nous y admirons tous les ans.

Ensuite, accompagnés par un anthropologue du Musée Ethnographique de Genève, visite de l’exposition temporaire qui porte sur  « L’Afrique : les religions de l’extase ». Elle décrit les pratiques religieuses diverses de ce continent, et le visiteur s’y voit rappeler l’ancienneté du christianisme en Ethiopie, la vigueur des groupements évangélistes actuels et la complexité de l’islam.
Le fil conducteur, parfois ténu, est la transe, la possession, » l’état de conscience modifiée » présent dans presque tous les rites, où l’on cherche à communiquer avec l’au-delà et éloigner les maladies ou les mauvais présages. Des objets divinatoires sont montrés, ainsi que des statuettes, des peintures, de nombreuses photos illustrant l’importance de ces rites. On aurait aimé un centrage plus fort sur la transe elle-même, ses composantes mentales et organiques, et davantage de films montrant des cérémonies où elle est pratiquée. Il est vrai que les articles figurant dans le magazine du MEG, « Totem » n°78 notamment, complètent bien l’information du visiteur.

Des liens avec l’extase des mystiques du catholicisme européen auraient également pu être faits…mais le thème est si riche qu’on ne peut tout demander !

Une fois encore, le programme d’activités proposé par le musée autour de l’expo est exemplaire…mais bien sûr difficile d’accès pour les non genevois !

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